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Les parasites gastro-intestinaux des chevaux

Les parasites gastro-intestinaux des chevaux sont un véritable fléau. Ils sont responsables de nombreux troubles, parfois très graves, chez nos compagnons. Ils peuvent avoir une incidence directe sur la santé des animaux (amaigrissement, dégradation de l’état général, diarrhée, coliques…) mais aussi indirecte avec des complications bactériennes et virales possibles.

Ils sont d’autant plus dangereux qu’ils sont capables de s’adapter et de se multiplier rapidement. Cette année, les conditions climatiques ont été particulièrement favorables à leur survie. Habituellement, les hivers froids permettent d’assainir les prés et de limiter ainsi leur prolifération. Mais cette année, les températures ont été exceptionnellement douces et on assiste aujourd’hui, avec l’arrivée des beaux jours, à une explosion de la population parasitaire chez nos animaux. L’enjeu est donc  de savoir détecter la présence des parasites, lutter activement contre ces derniers et mettre en place des stratégies efficaces de prévention.

Il existe de nombreuses espèces de parasites digestifs, ils sont présents partout dans le monde, partout en France et dans tout type de structures, aussi bien dans les élevages que chez les particuliers ou dans les centres équestres. Les principales familles retrouvées chez les chevaux sont : les vers ronds aussi appelés nématodes, les vers plats (cestodes ou plus couramment nommés ténias) et les gastérophiles.

Les nématodes sont principalement représentés par les ascaris, les petits strongles, les grands strongles et les oxyures. Chaque parasite a son propre cycle de développement, mais dans la majorité des cas, les chevaux se contaminent en ingérant leurs œufs, présents dans le milieu extérieur (en mangeant de l’herbe souillée ou en léchant la paroi contaminée d’un box par exemple). L’éclosion des œufs a ensuite lieu dans l’estomac ou dans l’intestin grêle du cheval et donne naissance à des larves qui vont ensuite devenir adultes. Les larves peuvent parfois effectuer, selon les espèces, des migrations à travers l’organisme (système veineux, poumon, foie…) avant de retourner dans le tube digestif, occasionnant ainsi d’autres symptômes comme de la fièvre, de la toux, du jetage et parfois même des boiteries. La reproduction des vers adultes donne naissance à des œufs, qui vont transiter dans le tube digestif et vont finalement se retrouver expulser dans le milieu extérieur avec les crottins et le cycle recommence…

L’ascaris du cheval est le plus grand ver digestif qui existe chez les équidés : il peut mesurer jusqu’à 50cm de long ! Il est très fréquent chez les poulains car il profite de leur système immunitaire immature pour se développer. Il vit dans l’intestin grêle du cheval et on comprend bien que lorsqu’il se multiplie, il peut être à l’origine de « bouchon vermineux » et de coliques gravissimes par obstruction de la lumière intestinale.

PARASITES GASTRO-INTESTINAUX

Les grands strongles mesurent entre 2 et 7cm de long tandis que les petits strongles font moins de 2cm de long, ils sont plus fréquemment la cause de perte d’état et d’amaigrissement chez l’animal. Les oxyures ont, quant à eux, la particularité de provoquer des démangeaisons au niveau de l’anus car les femelles de cette espèce pondent leurs œufs aux marges anales. Classiquement, les chevaux se grattent les fesses et s’abiment les crins à la base de la queue. On peut parfois également observer un enduit ocre autour de l’anus.

Les vers plats ont un cycle évolutif particulier qui fait intervenir un hôte intermédiaire, c’est-à-dire que ces derniers ont besoin d’une autre espèce pour se développer. Dans le cas du ténia du cheval, c’est un orbibate (acarien présent dans le milieu extérieur) qui permet au parasite de se développer : l’œuf est mangé par un oribate, qui sera ensuite lui-même mangé par le cheval en pâturant dans un pré. Ces vers sont très fréquents et sont responsables de symptômes digestifs variés : coliques, diarrhées, perte d’état, poil piqué, amaigrissement.

PARASITES GASTRO-INTESTINAUX

Les gastérophiles sont des petites mouches que l’on voit surtout l’été. Elles gravitent autour des chevaux et certaines d’entre elles pondent leurs œufs sur les poils. Ces œufs sont alors ingérés par le cheval et les larves colonisent l’estomac de l’équidé pour y passer l’hiver. Les pupes (dernier stade larvaire du parasite) seront ensuite expulsées avec les crottins au printemps puis deviendront adultes dans le milieu extérieur. En s’accrochant à la muqueuse de l’estomac, les larves sont donc surtout responsables de gastrites chez les chevaux.

La présentation des principaux parasites gastro-intestinaux des équidés étant ainsi faite, nous pourront très prochainement nous pencher sur les diverses méthodes de lutte contre ces parasites.


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