myopathie-3
Vous avez apprécié cet article ? Partagez-le :

A cette période de l’année, le risque de myopathie atypique est bien présent pour tous les chevaux allant au pré. Cette maladie provoque une nécrose musculaire massive et sévère, aboutissant généralement à la mort du cheval.

Cheval blanc

La myopathie atypique des équidés est due à une toxine : l’hypoglycine A. Celle-ci est notamment présente dans les disamares de l’érable sycomore ou dans leurs plantules (fruits germés) que les chevaux ingèrent sur leur pâture. L’hypoglycine A va produire, lors de sa dégradation dans l’organisme équin, des molécules hautement toxiques qui vont bloquer le fonctionnement des cellules musculaires et engendrer de sévères désordres métaboliques.

Les symptômes observés chez les chevaux intoxiqués sont dus à la mort des tissus par manque d’énergie. Les premiers organes touchés sont donc ceux qui fonctionnent en permanence comme les muscles de la posture, les muscles de la respiration, le cœur… Les composés toxiques empêchent l’apport d’énergie aux cellules, ces dernières meurent, les muscles se dégradent et libèrent dans le sang diverses molécules comme la myoglobine. Les analyses sanguines révèlent alors une souffrance musculaire sévère, les paramètres musculaires notamment sont très fortement augmentés et la myoglobine qui circulait dans le sang va être excrétée dans les urines, leurs donnant alors une couleur foncée.

Signes cliniques

L’évolution est plus ou moins rapide selon les cas. Elle est parfois soudaine, le cheval peut être retrouvé mort dans son pré alors que la veille il ne présentait aucun symptôme. La plupart du temps, l’apparition des signes cliniques est aigue : les chevaux atteints présentent une raideur musculaire très importante et brutale, ils sont soudainement abattus et affaiblis. On peut, de plus, parfois remarquer des tremblements, une sudation importante, des muqueuses congestives ou cyanosées et l’émission d’urines foncées. Malgré une faiblesse généralisée importante, l’animal est conscient de son environnement et l’appétit est souvent conservé, voire augmenté (mais pas systématiquement). De même, la température rectale est variable : elle est le plus souvent normale mais peut être augmentée ou diminuée si le cheval est en état de choc.

Le tableau clinique peut évoluer vers l’apparition de coliques, de difficultés à uriner, à manger et à déglutir ou à respirer, le pronostic s’assombrit nettement. Puis, le cheval se couche, parfois de tout son long et n’arrive plus à se relever. Lors de décubitus prolongé, le pronostic devient alors très sombre. Le taux de mortalité de la maladie est très élevé et la mort survient généralement rapidement en 24h à quelques jours.

Traitement et prévention

Il n’existe, à l’heure actuelle, aucun antidote de la toxine responsable de la myopathie atypique des équidés. Un traitement symptomatique, c’est-à-dire un traitement de soutien des grandes fonctions, de la fonction musculaire et du métabolisme énergétique doit être mis en place le plus précocement possible ! Companimo. com vous propose plusieurs produits à cet effet :

Les chevaux doivent être retirés de la pâture et faire l’objet d’une surveillance intensive.

Les prés dans lesquels des cas de myopathie atypique ont été constatés ne devrait plus accueillir de chevaux, ou du moins, pas pendant les saisons à risque. Il en est de même pour les pâtures ayant des érables sycomores à proximité. N’hésitez pas à contrôler la présence de disamares ou de plantules dans les prés, car on sait que les fruits peuvent être transportés très loin de l’arbre mère, lors de grands vents ou de fortes pluies par exemple. En cas de doute, il est préférables de rentrer les chevaux, ou à défaut, de ne les laisser que quelques heures en pâture et de les complémenter (fourrage, ration de concentrés, complément minéral et vitaminé mais attention à ne pas les déposer directement au sol) avec bien sûr, toujours de l’eau propre à volonté. Enfin, si vous avez connaissance d’un cas, n’hésitez pas à le déclarer (directement sur le site http://labos.ulg.ac.be/myopathie-atypique/questionnaire-proprietaire/ ou à votre vétérinaire).


Vous avez apprécié cet article ? Partagez-le :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.