myopathie-2
Vous avez apprécié cet article ? Partagez-le :

A cette période de l’année, le risque de myopathie atypique est bien présent pour tous les chevaux allant au pré. Cette maladie provoque une nécrose musculaire massive et sévère, aboutissant généralement à la mort du cheval.

La myopathie atypique des équidés, aussi appelée myoglobinurie atypique des  chevaux au pré, est une affection qui peut toucher tous les chevaux, de tout âge et de toute race, principalement au printemps et à l’automne, dès lors qu’ils Chevaux dans un prépassent plusieurs heures en pâture. L’origine de la maladie n’a été découverte que très récemment, après de nombreuses enquêtes, répertoriant les points communs des différents cas de myopathie atypique recensés, en recueillant des commémoratifs précis pour chaque animal touché. Le lien avec la présence de certains arbres du genre « Acer » (érable) à proximité des chevaux atteints a ainsi été établi et plus particulièrement avec l’Acer pseudoplatanus ou érable sycomore, une espèce très répandue en Europe.

Causes de la maladie

Forêt en automneLa maladie est en réalité une intoxication. Il s’avère que c’est l’ingestion des fruits de cet  arbre,  c’est-à-dire des  samares en automne, ou de la plantule (graines qui ont germées) au printemps qui provoque chez les chevaux une dégénérescence musculaire sévère et le plus souvent mortelle. C’est  pourquoi, la maladie affecte généralement plusieurs chevaux d’une même pâture et de façon simultanée, mais la myopathie atypique n’est en aucun cas contagieuse, elle est en réalité liée à des conditions environnementales particulières.

erable
Disamares de l’érable sycomore

L’érable sycomore est un arbre de grande taille, il peut mesurer 20 à 40 mètres de haut, on l’appelle aussi faux platane ou grand érable. Ses feuilles ressemblent en effet à celle d’un érable platane, une espèce voisine, mais celles-ci sont palmées avec cinq lobes pointus, vert sombre à la face supérieure et vert glauque portant des poils sur les nervures à la face inférieure. En automne, l’arbre produit des fruits, nommés « hélicoptères » par les enfants, qui sont en réalité des disamares avec deux ailes peu écartées, contrairement aux fruits des platanes dont les deux ailes ont un angle bien ouvert. Cette configuration permet une large dissémination par le vent, les fruits peuvent donc être retrouvés à plusieurs centaines de mètres de l’arbre mère. Au printemps, les fruits germent donnant lieu à une plantule formée de petites feuilles agencées les une en face des autres.

 

Feuille d'érable
Feuilles d’érable sycomore

C’est donc en ingérant les disamares à l’automne ou les plantules fraichement germées au printemps que les chevaux s’intoxiquent. Ces végétaux contiennent en effet une molécule nommée « hypoglycine A ». Cette dernière a également été retrouvée chez l’érable négundo ou Acer negundo, présent de l’autre coté de l’atlantique, et elle a également été incriminée dans les cas de myopathie saisonnière observée chez les chevaux au pâturage aux Etats-Unis. Lors de la digestion, l’hypoglycine A se transforme en composés très toxiques, notamment en MCPA (acide méthylènecyclopropylacétique), qui perturbent le métabolisme énergétique des cellules musculaires et engendrent des désordres biochimiques sévères, responsables des divers symptômes observés.

 

 


Vous avez apprécié cet article ? Partagez-le :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.