Tête d'un cheval
Vous avez apprécié cet article ? Partagez-le :

Chacune des étapes qui ont lieu dans les différentes portions du tube digestif (gros intestin) est essentielle pour que l’appareil digestif, dans son ensemble, puisse fonctionner correctement. En effet, au fur et à mesure de la progression des aliments dans le système digestif, ces derniers subissent des transformations bien précises qui permettent d’optimiser l’étape suivante. Les premières phases de la digestion sont en réalité des étapes de préparations, elles permettent d’amener jusqu’à l’intestin des aliments broyés et détériorés, dont les enveloppes refermant les éléments nutritifs sont endommagées. Ainsi, lorsque les aliments arrivent dans l’intestin, les nutriments sont accessibles aux diverses bactéries et enzymes qui s’y trouvent.

Dans l’intestin grêle, les protéines des aliments sont dégradées en acides aminées, les lipides sont transformés en acides gras et les glucides, principalement contenus dans les céréales, sont dégradés en molécules de glucose, à condition que la capacité de l’intestin à digérer les glucides ne soit pas saturée. Seuls les éléments de petite taille tels que les acides aminés, les acides gras, le glucose, la plupart des vitamines et des minéraux peuvent être assimilés dans l’intestin grêle. Ces nutriments vont alors être absorbés par les cellules intestinales puis passer dans la circulation sanguine pour pouvoir être utilisés par l’organisme équin. Les éléments non digérés dans l’intestin grêle comme les fibres et éventuellement les glucides, vont donc poursuivre leur transit dans le tube digestif pour ensuite arriver dans le gros intestin.

Le gros intestin

Le système digestif des équidés : Le gros intestin :Squelette du chevalLe volume du gros intestin représente 60% du volume total de l’appareil digestif, il se compose du caecum et du gros colon. Le caecum a une capacité d’environ 30 litres et mesure 1,20 mètre de long pour un cheval adulte. Le gros colon a une contenance d’approximativement 80 litres et mesure 3 à 4 mètres de long. Contrairement au péristaltisme de l’intestin grêle, dont les ondes coordonnées permettaient une avancée du bol alimentaire en sens unique, la motilité du colon est bien différente : la propagation des ondes y est asynchrone et a pour effet un brassage continu des aliments

Le mécanisme permettant la digestion dans le gros intestin est en effet bien différent de celui de l’intestin grêle. Dans le caecum et le gros colon, le phénomène qui permet d’exploiter les nutriments est la fermentation. Une flore digestive très importante réside effectivement dans ces portions du tube digestif, celle-ci est essentiellement composée de bactéries permettant ce processus de fermentation.

Les conditions idéales sont réunies pour le développement des microorganismes dans le gros intestin : température chaude, humidité importante, apport régulier de nutriments, brassage continu… Les bactéries sont donc extrêmement nombreuses et diverses, toutefois, nous pouvons les regrouper en deux principales catégories : les bactéries utilisatrices de glucides (amidon, saccharides…) et les bactéries fibrolytiques. Les bactéries fibrolytiques sont largement majoritaires, elles sont capables de dégrader la cellulose et l’hémicellulose qui constituent la paroi des cellules végétales. Elles peuvent alors transformer les fibres en éléments assimilables par l’organisme équin, c’est-à-dire en acides gras volatils. Ces derniers vont ensuite être absorbés par les cellules du gros intestin pour passer dans la circulation sanguine et ainsi être utilisés par le cheval.

Chez les chevaux évoluant dans leur milieu naturel, les bactéries utilisatrices de glucides sont très peu nombreuses au sein de la flore digestive du gros intestin. Elles permettent de transformer les glucides non digérés dans l’intestin grêle en lactate puis en acides gras volatils, qui seront donc également captés par les cellules intestinales du cheval. Cependant, chez les chevaux ayant des rations de concentrés relativement importantes, la quantité de glucides atteignant le gros intestin est conséquente, la population bactérienne utilisant se substrat se développe alors. De ce fait, la quantité de lactate produite augmente, ayant pour conséquence une acidification du milieu. Hors les bactéries fibrolytiques supportent mal ce changement de pH, ces dernières deviennent alors moins nombreuses, et les fibres présentes dans le gros intestin sont donc moins bien digérées. Cette perturbation de la flore digestive peut générer de nombreuses affections comme des coliques et des diarrhées. Il est donc capital d’apporter au cheval une quantité suffisante de fibres, d’équilibrer rigoureusement la ration et de veiller, lors de changement d’alimentation, à effectuer des transitions alimentaires très progressives.

Produits technihorse associés :

– Horse Master Performaid – 2,5 Kg
Flore Process Cheval – 5 x 20 ml
Twydil Beback – 1,5 Kg
Post Act Process – 500 gr
Audevard Bo Yea Sacc Ultra
Audevard Bo Yea Sacc
Greenpex Carbo-Top


Vous avez apprécié cet article ? Partagez-le :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.