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L’hiver est là, les virus profitent des températures basses et de l’humidité pour se multiplier et contaminer le plus d’individus possible ! Chez les chevaux aussi, les épidémies de grippe sévissent, et en quelques semaines, plusieurs foyers de grippe équine ont été déclarés en France.

Rappelons tout d’abord que le virus de la grippe équine est particulièrement contagieux. Tout comme le virus de la grippe chez les humains, cet agent infectieux se propage particulièrement rapidement l’hiver lorsque les défenses immunitaires des individus sont affaiblies par la baisse des températures et les autres contraintes liées à la saison froide. Le virus se diffuse donc très rapidement dans des effectifs importants de chevaux, lors de rassemblements et mouvements de chevaux comme les courses, les compétitions ou toute autre manifestation équestre.

Symptômes de la grippe équine et diagnostic

Après 1 à 3 jours d’incubation, les symptômes de la grippe équine sont une hyperthermie élevée, souvent accompagnée d’une perte d’appétit, d’un abattement et de douleurs musculaires, une toux plutôt sèche et quinteuse, et un jetage nasal souvent séreux et assez abondant. On peut également observer des œdèmes des membres et/ou du fourreau et parfois une hypertrophie des nœuds lymphatiques au niveau de l’auge. L’évolution est normalement favorable avec des traitements symptomatiques et un soutien des grandes fonctions, la convalescence dure en moyenne une dizaine de jours. Cependant sur des animaux immunodéprimés, les poulains, les chevaux âgés mais aussi les ânes et leurs croisements qui sont particulièrement sensibles, des surinfections bactériennes et autres complications peuvent se développer et nettement aggraver le pronostic, allant parfois jusqu’à la mort de l’équidé.

Les animaux vaccinés présenteront des symptômes moins marqués et la maladie sera donc moins facile à reconnaitre mais la suspicion d’une contamination par le virus de la grippe est très forte lorsque de façon très brutale de nombreux chevaux d’une même écurie se mettent à présenter des signes cliniques. Dans tous les cas, le diagnostic de certitude consiste à effectuer sur les chevaux suspects des écouvillonnages naso-pharyngés sur lesquels on va rechercher la présence du virus.

 

Lutte et moyens de prévention contre la grippe équine

Lors de suspicion puis de confirmation de contamination par le virus de la grippe équine, des mesures sanitaires doivent impérativement être mises en place. Une mise en quarantaine de l’écurie et des mesures d’hygiène très strictes devront être respectées. Un rappel de vaccin pourra éventuellement être effectué si la dernière injection date de plus de 6 mois. La vaccination des équidés contre la grippe est donc toujours d’actualité, elle est d’ailleurs obligatoire en France. Des contrôles sont notamment effectués sur les équidés participants à des rassemblements de chevaux, destinés à la reproduction ou partant à l’étranger. Il faut savoir qu’un nouveau protocole de primo-vaccination a été mis en place depuis le 1er janvier 2013, les chevaux nouvellement vaccinés doivent recevoir deux injections à un mois d’intervalle environ (plus précisément 3 semaines à 3 mois) puis un rappel 5 à 6 mois après la seconde injection. La vaccination n’empêche pas l’infection mais elle diminue largement les signes cliniques. Les épidémies de grippe équine perdurent effectivement car la protection par le vaccin diminue à partir de 6 mois post-vaccination, surtout chez les jeunes chevaux, et les mutations du virus sont fréquentes. De plus, on estime que la vaccination diminue la circulation du virus si 80% de l’effectif est vacciné.

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